Coper Nique et Fesse-Bouque

Il paraît que chez les Ch’ti, Facebook s’écrit fesse-bouque (ou fesse-bouch’), ce qui a le mérite d’en conserver la phonétique. Cette traduction vernaculaire serait due au sémillant directeur du Théâtre Le Prato, Gilles Defacque.

Fesse-bouque… Si cette position se pratique assez peu chez les tortues, elle a l’air d’avoir déjà pénétré les écoles (si j’ose dire), dans le sillage des retournements kamasutresques auxquels conduisent les révolutions progressistes quand elles sont conservatrices, lesquelles trouvent invariablement leur salut en cherchant la ligne de taille du progrès dans les lignes de faille de l’érosion.

L’affaire a été correctement entrevue par ce chroniqueur matinal*, puisant à la source d’un quotidien paressant souvent (tous les jours, en logique), puisant lui-même à la source d’un manuel scolaire de classe de 5ème :

http://www.franceculture.fr/emissions/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner/l-humeur-du-matin-par-guillaume-erner-mardi-7-juin

(Là, il faut suivre le lien… sinon ce post restera à jamais incompréhensible)

La tortue, qui fait tout son possible pour remonter le tapi roulant qui entraîne la fuite en avant vers l’arrière, ne voudrait pas être rangée dans le camp des néo-réactionnaires. On peut imaginer, en considérant ses petites pattes, qu’elle se donne de la peine pour cela. Mais cette fois, elle s’incline et like vraiment, coupable de penser avec Victor Hugo : « Le bon sens est bourgeois et n’est pas citoyen ».

J’ai prévenu les enfants que nous allions recevoir du courrier…

* Merci au lecteur fidèle de la tortue qui m’a mis sur cette piste.

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Une réflexion sur « Coper Nique et Fesse-Bouque »

  1. (Not in the aim to be absolutly published)

    A propos du bon sens, sujet passionnant s’il en est un, et donc chacun pourra se prévaloir, je pense, d’en avoir manqué au moins une fois (!) dans sa vie…
    Je souhaiterais donner un autre point de vue ( non le mien malheureusement…) celui d’un autre auteur illustre, pas moins que Descartes dans son Discours de la méthode :
    « Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée, car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose
    n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont.
    En quoi il n’est pas vraisemblable que tous se trompent: mais plutôt que cela témoigne que la puissance de bien juger et de distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce que l’on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égal en tous les hommes; et que la diversité de nos opinions ne vient pas de ce que les uns sont plus raisonnables que les autres, mais seulement de ce que nous conduisons nos pensées par diverses voies et ne considérons pas les mêmes choses.
    Car ce n’est pas assez d’avoir l’esprit bon, mais le principal est de l’appliquer bien.
    Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus et ceux qui marchent lentement (tout comme les tortues…) peuvent avancer beaucoup davantage, s’ils suivent toujours le droit chemin, que ne font ceux qui courent et s’en éloignent.»

    CQFD … Hugo connaissait sûrement ces arguments.

    Descartes. Discours de la méthode.
    Site : Encyclopédie de l’Agora.
    Pour un monde durable.

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